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Beauties Talks Hispanic Culture With : Mariana Montoya Garro

by Verena Garcia |  | 1 comment

Salut! Mon nom est Verena Garcia. Je suis spécialiste de la peau au Beauties Lab à Montréal et je suis née La Havane, Cuba. Récemment, j'ai eu envie de passer le micro à des femmes de la communauté hispanique afin de mettre en lumière leur relation à la beauté à travers leur culture. Le mois de l'héritage hispanique est donc le moment parfait pour partager ces connaissances. Pssst : Alexandre Vasquez, photographe chilien basé à Montréal, s'est joint à moi pour capturer nos sujets.

 

MARIANA MONTOYA GARRO

Crédit photo : Alexandre Vasquez

 

Au travers de nos nombreuses conversations dans ma cabine, cette femme rayonnonante évoque en moi un sentiment chaleureux dont j’ai envie de vous partager. Mariana est une hygiéniste dentaire, grande sportive et amatrice de bière de microbrasserie. Elle, ses deux parents et ses trois grandes sœurs ont quitté la Colombie pour le Canada quand elle avait 11 ans. Après un bref 7 mois à Winnipeg, sa famille a décidé de partir vers l’est et s'installer à Montréal.



Parle-moi de ta relation avec la beauté.


“Elle a évolué au travers des années. Plus jeune, je donnais plus d’importance à ce que les autres pensaient de moi. Au fil des années, ça a diminué. J’étais moins sur le makeup, plus dans les soins de la peau et toujours le plus naturel possible.”


À la puberté, elle faisait des boutons dans le centre de son visage.  "Ça ne m’a jamais atteint, je  n’étais pas gênée.” Elle a tout de même essayé des produits pour acné de la pharmacie qui avaient bien fonctionnés. Par contre, elle s’est rendue compte qu’en utilisant plus de produits que dans le passé, sa peau changeait. “En ayant des produits pour gérer les boutons, ça asséchait beaucoup ma peau. C’est là que j’ai commencé à me poser des questions. Est-ce que ça va l’affecter sur le long terme? Mon nettoyant qui la déshydrate fait que je dois mettre une crème, ça me créer des besoins.” 


Vers la fin de 2018, sa peau s’est mise à faire des réactions inflammatoires. Le masque de procédure qu’elle devait porter en conjonction avec le stress de fin de session lui faisait des plaques rouges, chaudes et irritées sur les joues. Partir à l’étranger n’a fait qu’empirer. Ne sachant pas trop quoi faire, elle a tenté de rééquilibrer sa peau avec les produits qui lui étaient disponibles. “Quand tu n’as personne qui te guide, t’essayes un peu de tout.”


Cette année, sa sœur lui a offert un facial pour la toute première fois de sa vie. Ils font maintenant partie de sa routine mensuelle. En peu de temps, elle remarquait déjà une amélioration.



As-tu des souvenirs d’enfance reliés à la beauté?


“Ma mère est très simple. Elle se maquillait rarement. Rouge à lèvres pour aller à l’église ou pour des occasions spéciales, jamais de fond de teint. Mais elle prend bien soin de sa peau." Étant la plus jeune de 4 filles, Mariana se rappelle d’avoir observé une de ses grandes sœurs prendre plus de temps pour se mettre du maquillage et se coiffer; elle aimait être bien arrangée. La majorité des femmes dans sa famille font comme sa mère. Elles délaissent généralement le maquillage en faveur des soins du visage. 


Quel membre de ta famille t’a appris le truc dont tu te rappelleras toute ta vie? Quel est-il?


“Ma mère m’a toujours dit d’utiliser des fleurs et herbes et de ne jamais sortir sans crème solaire.” Le calendula, recommandé par sa mère, est très couramment utilisé en Colombie pour apaiser la rougeur et réduire l’inflammation. Idéalement, on fait bouillir les fleurs et on laisse refroidir avant de l’appliquer sur le visage. Si on n’a pas accès à la plante, des crèmes avec une haute concentration peuvent faire le même effet. 


Mariana avait aussi l’habitude d’utiliser de l’avoine mélangée à l’eau comme nettoyant doux. C’est son truc infaillible pour quand elle sent que sa peau ne tolère rien d’autre. 


Comment est-ce que ta culture a influencé la façon dont tu vois la beauté?


“Je viens d'un milieu où on sent vraiment l’influence de la vanité. L’apparence est très importante.” La Colombie est un pays obsédé par la beauté. Medellín est la capitale de la mode en Amérique Latine et ça déborde de mannequins. Tel que, la Société internationale de la chirurgie plastique esthétique a constaté qu’une opération se complète aux cinq minutes. 


Ça fait contraste à sa vie familiale où les femmes sont plutôt simplistes. Elles décident de résister aux attentes de leur société. Selon Mariana, ces deux opposés créent un mélange de croyances assez harmonieux. Ça fait qu’elle n’hésite pas à faire recours aux produits sur le marché mais opte plutôt pour les choix plus naturels.

Trouves-tu que les latinx sont bien représentés dans l’industrie de la beauté? Pourquoi?

“Je crois que ca dépend d’où tu vis. Aux États-Unis, la culture latine est plus présente dans la société, considérant que l’espagnol est la deuxième langue la plus parlée.” Les Latinx font 18% de la population américaine, comparativement à 2% au Canada.  “Ici, on sent que l’Europe est plus mise de l’avant, autant dans la culture que dans les médias.” Pourtant, selon Statistiques Canada, depuis 20 ans, la population latino-américaine voit une croissance “considérablement plus accélérée” que l’ensemble de la population canadienne. 


“Quand ça vient à la nourriture, on est quand même présents. Ailleurs, beaucoup moins. Aussi, quand on parle de Latinx, on pense tout de suite au Mexique. J’aimerais bien qu’on commence à plus parler des autres pays!”


Quel est ton rituel beauté préféré?

“L’exfoliant. J’aime le sentiment de le masser sur mon visage, de sentir les grains sur ma peau et de ne plus voir de peaux mortes après.”





Comments (1)

  • Joannie Lévesque on September 23, 2021

    C’est très intéressant de voir comment la beauté prend place au sein des autres cultures. Merci pour ce bel article de blog. Mariana a l’air très sympathique en tout cas! :)

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