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Black Lives Matter

by Léa Bégin |

Note personnelle de Léa

 

  • Ça se peut que je sois maladroite. Et si je me trompe, je veux qu’on me le dise. Pas parce que je m’attends à ce que les autres fassent mon éducation. Mais parce que ça se peut que je me trompe. Mais au moins j’essaye. C’est quasi impossible d’avoir une discussion comme ça sans faute. Et c’est la raison pourquoi peu de gens se risquent à l’avoir.
  • Je suis une femme blanche, avec du sang amérindien, un père italien qui n’est pas mon père biologique. Grandi à St-Bruno. That’s pretty white. Je me rappelle qu’a l’école il y avait seulement 1 ou 2 noirs, au secondaire je suis sortie un peu de saint-bruno et il y avait un peu plus de noirs. Puis au cégep à Montréal, beaucoup plus de noirs. Personnellement, ça m’a fait du bien et chaque fois j’étais naturellement « attirée »  vers eux et non pas apeurée.
  • La musique que j’écoutais était noire, la danse que je pratiquais plusieurs heures par semaine était noire, beaucoup d’amis noirs, mes idoles étaients autant blancs que noirs. J’ai eu des amoureux noirs. Je sais que dans mon cœur, je ne voyais pas de différence. Mais ce n’est pas parce qu’on a des amis noirs qu’on n’est pas raciste. Tu peux avoir des amis noirs et quand même faire des blagues racistes, ou avoir des amis noirs et manquer d’éducation par rapport au racisme, à l’histoire des noirs. Je crois que c’est là ou ça glisse.
  • Récemment, j’ai utilisé le mot mulatre au lieu de métisse. Je me suis auto-corrigée. Il ne faut pas attendre que les gens des communautés noires nous fasse notre éducation. Avec tous les privilèges qu’on a, je crois qu’on peut s’éduquer nous meme. J’ai énormément à apprendre et cette semaine j’ai réalisé que je ne consomme pas de contenu noir. J’ai envie de sortir de ma bulle parce que c’est pas parce que j’écoute du rap et que je mange au Agrikol que ça fait de moi quelqu’un de culturellement diversifiée. Au contraire, ça fait de moi quelqu’un qui profite de ce que les communautés noires ont a apporter, sans m’éduquer sur le reste. Alors j’ai commencé à écouter des podcast de femmes noires d’ici pour entendre leurs expériences et voir de façon concrète comment je peux essayer d’etre la meilleure alliée possible. Parce qu’une chose que j’ai comprise, c’est qu’on n’arrive pas a un moment ou on est un allié. On doit toujours travailler pour etre un allié. C’est comme un couple… chaque jour faut mettre de l’eau au moulin.

xo

 

Crédit photo principale : Alexandrine Pierre par @jeanmatphoto sur instagram

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